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jan

 

Non mais quelle année on vient de laisser aller derrière nous, vous ne trouvez pas ?

Comme la conquête mal aimée d’un soir d’infortune avec laquelle on ne souhaiterait pas renouveler l’expérience.

Non mais quelle drôle d’année on vient de laisser aller...

Drôle comme dans : Qui est anormal, étonnant. ➙ bizarre, curieux, étrange… Comme dirait m’sieur Robert, dictionnaire de son prénom.

Mais comme dans toute rencontre, parfois aussi fortuite qu’indésirable, faut en garder du bon. Je vous l’dis mes ami.e.s, faut en garder du bon… Alors essayons.

Et si ELLE (l’année 2020 bien sûr) nous avait appris quelques trucs sur nous, notre société, notre vie en communauté, notre résilience, notre façon de franchir ou non des obstacles…

Et si ELLE, avait mis en lumière des façons différentes d’opérer, de faire des affaires, d’interagir, de vivre en communauté.

Et si ELLE, nous avait forcé à revoir nos priorités, nos essentiels, notre regard sur la vie.

Et si NOUS la regardions à travers la loupe de l’économie sociale et solidaire, à travers nos yeux humains et collectifs.

Saviez-vous que dès la première vague de mars 2020 et du confinement qui s’en est suivi, une entreprise d’économie sociale de la Mauricie sur trois est demeurée en opération ? OUI OUI, le tiers des entreprises.

Et ça s’explique comme suit :   Celles-ci opèrent principalement dans des secteurs dits essentiels de nos communautés, entre autres parce qu’elles répondent directement à des besoins exprimés.  Quelques exemples :

 -      Soutien à domicile

-       Résidence pour aînés

-       Solidarité et santé

-       Médias

-       Agroalimentaire

-       Transport

-       CPE

-       Services funéraires

-       Etc…

Cette Relance tant évoquée et tant attendue qui se pointe lentement le bout du nez avec cet espoir de janvier, se doit de tenir compte de cette importance de l’économie sociale au cœur de nos communautés.

Plus que jamais collectivement nous avons exprimé ce besoin de venir ou revenir vers un achat local et solidaire. Ce désir d’une transition sociale et écologique qui nous permettra d’apprivoiser les années à venir avec un souci d’environnement, d’équité et de justice sociale et solidaire pour les générations à venir.

Plus que jamais ces mois de confinement auront mis en exergue tant les inégalités face à une crise sans précédent que la résilience des entreprises bâties de mains d’humain, de vision sociale, de concertation et de réponse à des besoins exprimés.

Plus que jamais nous avons senti cette volonté de nos milieux de se prendre en main ou de consolider les projets existants pour le bien être de toutes et tous et ce, dans un respect et une essence de démocratie.

Les vestiges d’une pandémie qui n’en finit plus de finir ne doivent pas laisser que des cicatrices indélébiles d’une économie souffrante, mais ceux-ci doivent paver la voie d’une économie différente, durable, locale, participative, inclusive, humaine…

D’une économie sociale.

Marjolaine Cloutier